Combien coûte une assurance tatoueur ?
Les facteurs qui font varier votre tarif, et comment payer le juste prix.
Guide pratique
Formation, déclaration sanitaire, local, statut, assurances : voici les étapes incontournables pour lancer votre salon sur des bases solides.
Ouvrir un salon de tatouage, ce n'est pas seulement trouver un local et installer une machine. Le métier est désormais encadré, notamment sur le plan sanitaire. Voici le parcours, étape par étape, pour démarrer sereinement — et ne rien oublier qui pourrait vous coûter cher plus tard.
Avant d'exercer, vous devez suivre une formation obligatoire à l'hygiène et la salubrité, prévue par la réglementation pour les activités de tatouage et de perçage corporel. Elle porte sur la prévention des risques infectieux, la stérilisation, la gestion des déchets de soins et les règles d'asepsie. C'est un prérequis : sans elle, vous ne pouvez pas exercer légalement.
Vous devez déclarer votre activité de tatouage auprès de l'Agence Régionale de Santé (ARS) compétente. Cette déclaration concerne la mise en œuvre de techniques qui effractent la peau, et s'accompagne du respect de règles précises d'hygiène et de salubrité des locaux (notamment l'arrêté du 11 mars 2009).
Votre local doit permettre de respecter les normes : une zone dédiée aux soins, des surfaces lavables, un point d'eau, un espace de stérilisation/décontamination. C'est aussi un investissement matériel important (mobilier, machines, autoclave, informatique) qu'il faudra protéger.
Selon votre projet (seul ou à plusieurs, en nom propre ou en société), vous choisirez un statut adapté. Ce choix a des conséquences sur votre fiscalité et surtout sur votre protection sociale : en tant qu'indépendant, votre couverture obligatoire est limitée. Nous détaillons ce point dans notre guide statut et protection sociale du tatoueur indépendant.
C'est souvent l'étape oubliée — et la plus risquée. Pour ouvrir un salon dans les règles, trois protections sont à prévoir :
Une fois ces étapes franchies, vous pouvez vous concentrer sur l'essentiel : votre art. Pour la partie assurance, le plus simple est de demander un devis gratuit auprès d'un assureur qui connaît le métier.
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